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Extraordinaire novillada de Pedraza et deuxième triomphe de Dorian Canton.

Belle entrée, temps frais et pluvieux, deux heures quarante de spectacle.

Six novillos de Pedraza de Yeltes, remarquablement présentés, mobiles et agressifs mais se laissant faire à la muleta au prix d’un peu de courage. Tous deux piques, sauf le quatrième qui en prit trois dont un châtiment de tienta. Le second a renversé le cheval.

  • Angel Jimenez (blanc et or), au premier, trois-quarts de lame, une oreille ; au quatrième, une demi-lame, une oreille.
  • Antonio Grande (bleu marine foncé et or), au deuxième, une entière, une oreille ; au cinquième, une entière, salut.
  • Dorian Canton (bleu marine et or), au troisième, deux pinchazos, une entière, trois descabellos, avis, salut ; au dernier, un pinchazo, une entière, un descabello, deux oreilles.

 

Apostille.

  • Le banderillero, Asier Echanis Campos, de la cuadrilla de Dorian Canton, a salué au dernier toro.
  • Les picadors Curro Sanchez et Laurent Langlois se partagent le prix de la meilleure pique.
  • Dorian Canton remporte le prix Jean Ducos.

 

Le mayoral qui salue et fait quelques pas avec Dorian Canton, puis le représentant de l’élevage, José Ignacio Sánchez qui sort en triomphe avec les deux novilleros… deux instants qui résument l’extraordinaire comportement des Pedraza de Yeltes qui venaient pour la sixième fois dans les arènes de Garlin.

Six novillos le plus souvent au gabarit de toro, très hauts, longs et dans l’ensemble plutôt bien armés, une vuelta pour le quatrième. Ce fut en fait la grande fête du toro, avec surtout deux garçons particulièrement combattifs et très techniques pour les mettre en valeur.

Angel Jimenez, qui s’était qualifié le matin lors d’une fiesta campera avec deux Pedraza partagés avec Rafael Gonzalez, ouvrait le bal par une belle série de véroniques sans se laisser impressionner par la hauteur de son adversaire. A la muleta il s’imposa rapidement sur la main droite, enflammant quelques éclairs sur la gauche. Il conserva toujours un rythme très lent. Ce fut avec une réussite identique qu’il revenait, profitant désormais d’un novillo répétant plus facilement. Il se présentait dans le Sud-Ouest, on pourrait l’y revoir assez souvent.

Antonio Grande  a eu chaque fois de beaux gestes et une belle profondeur dans certaines de ses passes de muleta, malheureusement ses deux faenas furent un peu décousues, désarmé par deux fois, victime d’une voltereta spectaculaire. Il était un peu vert pour les difficultés de ce bétail.

Dorian Canton, qui faisait sa deuxième novillada piquée, a étonné par sa maîtrise et son calme. Quelques véroniques à genoux avec son premier, puis des figures plus classiques avec une belle lenteur, il va, à la muleta, jouer entre le spectaculaire et le classique. Plusieurs passes changées dans le dos rapidement suivies d’une énorme série de naturelles, il donnait des images de torero accompli… jusqu’à prendre trop confiance et se faire rappeler à l’ordre par le novillo. Sa mise à mort ne fut pas à la hauteur de l’ensemble.

Il retrouva ce même souffle pour sa seconde sortie avec sûrement beaucoup plus de précision sur les deux mains. Il n’aura jamais été impressionné par ses adversaires. Il a témoigné de la sérénité d’un vieux briscard. Certes il a connu de nouvelles difficultés à la mise à mort, mais le public a pu lui obtenir la deuxième oreille. Il est pour beaucoup dans la réussite de cette course.

Reseña : Jean-Michel Dussol.

Le matin, la Fiesta Campera mettait en jeu une place pour la novillada de l’après-midi. Angel Tellez, qui toréait le même jour à Las Ventas, avait cédé sa place à Rafael Gonzalez. Face à deux novillos de Pedraza de Yeltes, Angel Jimenez et Rafael Gonzalez ont fait chacun valoir leurs arguments et ont reçu une ovation à l’issue de leurs prestations respectives. Le vote du public a finalement désigné Angel Jimenez pour figurer au cartel de la tarde. (NdR)

Triomphe de Dorian Canton, d’Angel Jimenez et des novillos de Pedraza de Yeltes

Après la novillada décevante de l’an passé, les novillos de Pedraza de Yeltes ont de nouveau fait preuve d’intérêt par leur comportement pour cette 17ème journée taurine du Printemps mais qui n’avait que le nom avec un temps digne de fin novembre. Pluie fine continue toute la journée avec des températures dépassant à peine les 10 degrés. Il faut rendre hommage aux bénévoles qui ont avancé la jambe pour maintenir la novillada. Journée pluvieuse….journée heureuse.

9/10ème d’arène sous les gradins couverts. Lors de la fiesta campera matinale, c’est Angel Jimenez qui fut sélectionné au détriment de Rafael Gonzalez pour la novillada de la tarde. Une minute de silence fut respectée à la mémoire de Luc Jalabert et d’Angel Perelta.

Les novillos de Pedraza de Yeltes de bonne présentation, sérieux, ont brillé par leur mobilité et leur noblesse encasté au dernier tiers, furent bravito au cheval mais sans mettre totalement les reins. Un petit manque de force parfois avec la piste glissante. L’excellent troisième et joli colorado, « Tontillo » né en décembre 2014 fut récompensé logiquement d’une vuelta posthume.

Angel Jimenez (1 oreille et 1 oreille) reçut « Campeador.G » par de bonnes véroniques. Le novillo alla à deux reprises au cheval, peu piqué par Gabin Réhabi qui après avoir relâché le palo bascula sans gravité sur le Pedraza. Bon tercio de Banderilles des français Miguelito et Marco Leal qui furent invité à saluer. Jimenez livra une faena appliquée essentiellement droitière face à un noble adversaire pimenté mais manquant de classe. Il conclut d’une entière. Le quatrième exemplaire fut piqué par son mayoral Curro Sanchez mais ne s’employa pas sous le peto. Faena qui ira a menos après une bonne entame et qui dura un peu trop face à un animal noble mais manquant de force.

Antonio Grande (1 oreille et ovation) alterna le bon et le moins bon. Discret cape en main, il se fit souvent accrocher la muleta par la suite. Face au second « Medicito » qui fit chuter la cavalerie et le lancier « El Legionario Hijo », il montra une certaine volonté dans ses muletazos, et de la profondeur par moment. Faena irrégulière face à un Pedraza faible des antérieurs et compliqué. Il logea une belle épée en trébuchant. Le cinquième fut le plus compliqué de la tarde, il alla à trois reprises se coller au peto sous le fer d’Antonio Grande padre sans grande poussée. La faena du fiston sera trop brouillonne malgré un début intéressant où il perdit le rythme et se faisant désarmé.

Dorian Canton (ovation après avis et 2 oreilles après avis) le local de l’étape attendit à genoux le joli « Tontillo », puis enchaina par une série de véroniques parfaitement ajustée. « Tontillo » ira à trois reprises à la cavalerie avec fixité et bravoure mais sans trop pousser sous les piques bien administrées de Laurent Langlois. Il débuta la faena au centre par cambiadas puis lia des séries rythmées, profondes avec beaucoup de sérénité. Tontillo s’engouffra dans la muleta avec classe et caste. Dorian se confia un peu trop et reçut une voltereta sans gravité. Faena avec transmission mais il échoua avec les armes et perdit les trophées. Ovation et vuelta à Tontillo. Face à l’ultime, il afficha de l’aisance cape en main. Le novillo montra de la fixité sous le peto lors de ses deux rencontres avec Juan Manuel Sanguesa. Faena une nouvelle fois sérieuse et appliquée du béarnais, décomposant les temps de la passe avant d’aller chercher le triomphe. Il pincha de nouveau avec les armes mais obtint quand même deux trophées généreux mais pleins d’espoirs pour la suite.

Le prix mis au jeu au meilleur picador fut partagé entre Laurent Langlois et Curro Sanchez. Dorian Canton reçut le prix du triomphateur.

Salut du mayoral Curro Sanchez puis sortie en triomphe de José Ignacio Sanchez avec Dorian Canton et Angel Jimenez.